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L'essai commence par une observation psychologique
générale, une
constatation d'ordre objectif, ou plutôt un diagnostic. La délicatesse
de
passion est immédiatement présentée comme une sorte de maladie qui
affecterait une partie des hommes, qui y "sont sujets". Ce n'est
peut-être pas ce à quoi s'attendait le lecteur, vu que le
titre mettait l'accent sur la délicatesse de
goût, qui suggérait d'autres
idées, plus positives, la délicatesse de passion évoquant plutôt l'idée
d'un raffinement peut-être désirable, et acquis plus que subi. Il est
vrai
que cette délicatesse est présentée comme une "certaine"
délicatesse de passion, ce qui laisse penser qu'il pourrait en exister
d'autres
formes. En tout cas, à présent, ce sont de nouvelles associations que
suggère
l'idée d'une délicatesse subie, non plus tant le raffinement que la
faiblesse
et la fragilité. Mais le fait que l'expression soit en italiques
indique qu'il
pourrait s'agir d'un terme technique dont nous allons avoir la
définition,
comme c'est effectivement le cas. Notons pourtant que des termes
techniques tels
que celui-ci sont évidemment choisis pour parler déjà par eux-mêmes.
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