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C'est ici que se termine la comparaison entre les deux
formes de
délicatesse. Le goût rend plus heureux que la passion. Et cette
conclusion
renverse la croyance populaire selon laquelle il y a plus de plaisir
substantiel
dans ce qui satisfait les appétits que dans ce qui plaît au goût, et
que par
conséquent la richesse est plus propice au bonheur que la culture qui
nous
permet de jouir d'une oeuvre d'art et de l'exercice de l'esprit.
Derrière la
comparaison des deux formes de délicatesse, il y a aussi celle de deux
formes
de vie, l'une dévouée aux besoins et à l'avidité, l'autre tournée
autant
que possible vers la culture des arts et des sciences.
Ainsi est-il montré que la voie vers le bonheur réside
dans la culture du
goût.
L'essai pourrait se terminer là s'il ne restait à
montrer que le
goût peut réellement se cultiver, d'un côté, et que, de l'autre, il
n'est
pas impossible que la passion puisse être corrigée.
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